Accueil des réfugies dans l'Uzège

Plateforme pour faciliter l'accueil et l'intégration des réfugiés 

Une cinquantaine de personnes, parmi lesquels des élus, responsables associatifs et simples citoyens, ont participé hier soir à une réunion publique sur le thème de l’accueil des réfugiés à la salle du foyer communal de Vallabrix.

L’idée ? « Mettre en place un réseau local d’aide aux réfugiés », résume la première adjointe de Vallabrix Odile Pernin-Vidal. Un réseau qui devra sans doute se faire sans la ville centre Uzès et la Communauté de communes du Pays d’Uzès, la position du maire uzétien et président de la communauté de communes Jean-Luc Chapon étant de ne pas se porter volontaire pour l’accueil de réfugiés. « Ce n’est pas très encourageant, mais il ne faut pas se décourager », estime la première adjointe vallabrixoise, quand le maire de Sanilhac-Sagriès Guy Crespy « plaide pour une coordination de l’intercommunalité » malgré tout.

Montaren en avance

Le préfet ayant annoncé que le département accueillerait 300 réfugiés, et vu que le département compte 353 communes, « c’est une charge assez légère pour peu qu’on arrive à s’organiser. » Bref,« il faut voir de quels moyens matériels et humains nous disposons pour les accueillir », résume le maire de Vallabrix Bernard Rieu.

A la foire aux idées, c’est le village voisin de Montaren-et-Saint-Médiers, qui est volontaire pour accueillir une famille, qui se montre le plus prolixe. « Nous avons pris un peu d’avance », affirme le conseiller municipal de Montaren Franck Tichadou. « On n’a pas de logements sociaux, mais on a des logements municipaux vacants qui pourraient servir, a-t-il poursuivi. On va faire un appel aux habitants pour voir quels apports ils pourraient apporter, en temps, en matériel ou en argent. » Problème, le logement municipal ciblé n’est pas habitable pour l’instant, alors la municipalité va demander à des professionnels un chiffrage des travaux nécessaires et « peut-être créer un comité citoyen pour récolter l’argent nécessaire à sa rénovation », lance le maire de Montaren Frédéric Levesque.

Un comité créé

D’autres communes n’en sont pas encore là. Ainsi, la première adjointe de la Capelle-et-Masmolène Christine Mirgalet affirme que « le conseil municipal ne veut pas s’engager car derrière la population va nous hurler dessus » avant de soulever un problème structurel : « nous sommes loin de tout, il n’y a pas de transports en commun et aucune possibilité de se déplacer »« un problème majeur » pour la conseillère municipale de Saint-Quentin-la-Poterie Françoise Brylinski. Majeur, mais pas insurmontable pour le maire de Vallabrix, qui rappellera que « Edgard passe deux fois le matin et l’après-midi dans nos communes. »

Dans la salle, la création d’une structure pour centraliser les bonnes volontés et les moyens revient plusieurs fois. Bernard Rieu finira par proposer la création d’un comité « qui aura pour rôle de recenser les capacités d’hébergement, et un rôle d’impulsion. » Une création actée sur le champ, le comité étant pour l’heure composé de 8 membres.